Transvésubienne 2016 : Un finisher du coté de LourdesVTT

Petit compte rendu de Jérémy Garric (notre nouveau Lourdais spécialisé dans les épreuves difficiles) lors de la Transvésubienne, épreuve désormais mythique et réputée pour sa difficulté.

Suite à ma participation au Shimano Epic Enduro, c’était donc direction Nice pour la Transvésubienne. Cette année il y avait deux jours de courses.

Samedi

Pour cette première journée, c’est un enduro sauce TransV qui nous attendait. Départ sur la promenade des anglais et direction la montagne. Un parcours de 65km +2500, -1900 avec une première spéciale de 8km (+60, -650) et une seconde de 15km (+250, -850). C’était plus des mini-sections de TransV que de vrai spéciales d’enduro, surtout dans la 2 avec de bonnes côtes qui ont fait chauffer les cuisses. Il fallait se donner, mais ne pas casser ou se faire mal, car la vrai course c’est le lendemain. Même en gérant les liaisons, à la fin de la journée on sent que physiquement on y a laissé du jus. Samedi soir Benoit Albouy (club de Lourdes également) nous a rejoint, lui fera la Trans 50 (une TransV mais pour enfant 🙂 ). Un plat de haricots Tarbais et au lit. Oui on mange des haricots Tarbais avant une course ça rend fort.

Dimanche

Départ de La Colmiane direction Nice 70km avec (+2800 -4100). Là c’est la vrai Transvésubienne, le chrono ne s’arrêtera qu’à Nice ! L’an dernier le parcours faisait 90KM (+ 3300, -4800), je me dis que cette année ça va être facile. Pas du tout, en bosse on passe plus de temps à côté du vélo que sur le vélo, à peine arrivé au sommet, c’est direct la descente. Pas de temps mort. Heureusement les descentes sont superbes et les paysages magnifiques. Le parcours passe par les lieux classiques de la TransV.

Les pistes de ski de la Colmiane, les crêtes nous amenant au col d’Adrion, le Brec et sa descente sur Utelle, la montée de la Madone, la plongée sur Pont de Cros, la remonté de l’enfer sur Levens, le Mont Cimat, le Mont Chauve et la jungle, dernier passage avant l’arrivé sur les hauteurs de Nice, la délivrance ! Tiens ! Benoit est déjà là ? Une histoire de frein ne marchant pas… C’était pas déjà son excuse il n’y a pas très longtemps…lol

Un petit reproche, cette année on n’arrivait pas sur la promenade des anglais. Un parcours donc très dur, avec en plus la sortie de la veille dans les pattes. Résultat, 8h de vélo pour 60km, là ou l’an dernier pour 90km j’avais mis 8H30. Une bonne claque dans les jambes, les yeux, les bras mais c’est ça qu’on recherche dans cette course.

Le format de cette année n’a pas attiré beaucoup de monde, la logistique était un peu compliquée il faut dire. Du coup « seulement » 250 partants pour l’ultra Trans. Le parcours a fait le tri avec seulement 137 finishers. Je suis donc content de l’avoir fait (52ème, 55 bpm de moyenne).

Maintenant j’attends la prochaine sortie intensive de la section montagne, qui j’espère aura lieu dans le plus beau pays du monde, Le Pays des Gaves !